Krill, le secret de la banquise

Clé de voûte de l’écosystème en Antarctique, le krill voit sa population dangereusement décliner. Une équipe de scientifiques lance une expédition inédite en plein hiver austral pour percer ce mystère.

Le krill, une crevette de la taille d’un doigt, est le maillon clé de la chaîne alimentaire de l’océan austral. En termes de biomasse, c’est l’espèce la plus abondante de la planète et toute la vie en Antarctique en dépend. Mais, depuis trente ans, ses effectifs déclinent dramatiquement, de l’ordre de 90 % dans certaines zones, ce qui menace l’ensemble des êtres vivants du continent blanc, qui s’en nourrissent. Quelles sont les raisons de cette disparition inquiétante ? Pour le découvrir, un groupe des meilleurs experts en biologie de l’Antarctique et de l’océan austral embarquent sur le Polarstern, un brise-glace capable de pénétrer l’épaisse banquise qui encercle l’Antarctique, pour une expédition hivernale dans l’hémisphère sud inédite dans les annales de la science. Objectif : mieux connaître les liens qui relient cette minuscule crevette à cette gigantesque étendue de glace, et tenter de mieux évaluer la quantité de krills évoluant dans ces mers en hiver. Après avoir installé un camp sur la banquise, les scientifiques entament une série de plongées inédites. Sous la glace, ils rencontrent d’importantes colonies de krills en formation, se nourrissant de phytoplancton, une algue microscopique contenue dans la banquise. Celle-ci fournit ainsi en hiver un habitat vital pour le développement des jeunes populations.

Conséquences dramatiques
Mais, en Antarctique Ouest, principale zone de reproduction de l’espèce, le changement climatique a entraîné un raccourcissement de la période hivernale, réduite de quatre-vingt-dix jours en trente ans. La banquise est plus fragile, moins étendue, et la nourriture hivernale, principalement le phytoplancton, n’est plus aussi abondante. Les scientifiques font le lien entre cette évolution et la disparition du krill. Pour eux, le futur de l’espèce dépend désormais de notre capacité à rétablir un équilibre écologique. Si jamais le krill s’éteignait, de nombreuses espèces seraient elles aussi condamnées dont les baleines, les phoques, les manchots, etc. Par ailleurs, si le phytoplancton, véritable piège à CO2, est moins abondant, c’est tout l’écosystème de l’Antarctique, et au-delà, qui s’en trouverait bouleversé. Extrêmement documenté, le film suit l’expédition dans ses préparatifs, ses plongées et ses découvertes et donne la parole aux scientifiques. Il offre aussi de magnifiques images prises sous la glace dans une lumière irréelle. Krill, le secret de la banquise témoigne de l’incroyable palette des paysages sous-marins faits de saillies, de falaises et de caves, abritant un riche écosystème, qu’il est urgent de préserver.

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